Saisissons l’occasion par les cheveux. ! La langue française est riche d’expressions courantes : “S’arracher les cheveux, avoir un cheveu sur la langue, se faire des cheveux, cela tient à un cheveu, tiré par les cheveux”…. Toutes en disent long sur l’importance que nous accordons à ces “poils du dessus de la tête”. Pensez donc, ils ont la capacité de se renouveler tout seul. Autre aspect magique, c’est bien le seul élément du corps que l’on puisse transformer facilement à sa guise.
Je ne vais pas tirer vos cheveux en quatre mais il faut quand même le rappeler… La beauté des cheveux a fasciné toutes les civilisations. Il y a deux mille ans, sur les bords du Nil, jeunes garçons et jeunes filles réunissaient leurs cheveux, à droite du visage, en une longue mèche bouclée. Cette mèche représente en hiéroglyphique le mot “enfant”.
De nombreux peuples, comme les Incas, ont fait de la première coupe de cheveux d’un enfant l’occasion d’une cérémonie religieuse pour écarter de lui les esprits maléfiques : l’enfant, dépouillé de ses premiers cheveux, perdait, pensait-on à l’époque, une partie de sa force vitale.
Dans la Grèce antique, dans l’Iliade notamment, les héros sont toujours décrits avec une abondante chevelure. Il était d’usage de la consacrer aux dieux lors du mariage. Il était même habituel de prêter serment sur ses cheveux, comme nous le faisons de nos jours : je jure “sur la tête” de.…. A la mort des héros, les pleureuses s’arrachaient les cheveux en signe de deuil
Dans la Bible de nombreux passages évoquent la chevelure, symbole de force vitale et de toute-puissance.
Chez les Romains, c’est bien simple, le siège de la vie était dans les cheveux ! Au XVIIème siècle, les hommes et les femmes de la haute société portaient de remarquables perruques très travaillées, véritable symbole de leur statut social.
Plus proche de nos préoccupations, rappelons que les cheveux fonctionnent comme le baromètre de notre santé et de nos états d’âme. : nous sommes stressés, déprimés ? Leur apparence supporte les conséquences. Ils deviennent incoiffables ! Ils réagissent comme les autres organes de notre corps.
Répertorions les petits malheurs liés aux agressions de l’été. Vos cheveux sont cassants, fourchus, trop secs, trop mous, trop gras, trop fins.
Avant de foncer sur les remèdes, faîtes un diagnostic. En-vous faisant aider, au besoin, par un examen capillaire. Certaines chaînes de beauté ou grands magasins offrent ce service gratuitement.
Diagnostic fait. Vite aux remèdes. Choisissez d’abord avec soin votre shampoing traitant spécifique. En raison de la pollution ou de pratique régulière des sports, vous éprouvez peut-être le besoin de vous laver les cheveux tous les jours. Attention danger s’ils ont été fragilisés. Mieux vaut en effet réduire le nombre de lavage à deux ou trois par semaine.
Si vous avez les cheveux secs, privilégiez les shampoings crèmes.
Côté, baumes, sachez qu’ils sont très bien tolérés mais peu recommandés pour les cheveux gras car ils augmentent la migration de sébum. Les huiles sont appréciables pour leurs principes actifs souvent efficaces. Elles nécessitent néanmoins un rinçage prolongé, avec éventuellement l’addition, dans la dernière eau, d’une cuillérée de citron ou de vinaigre. Parmi les huiles ancestrales rappelons, l’huile d’olive, l’huile de karité, le monoï et l’huile de jojoba.
Côté crèmes, les marques sont nombreuses. Lisez bien les notices.
Et les shampoings secs ? Heureusement, ils ne sont plus guère utilisés. Ils n’ont aucun pouvoir nettoyant sur le cuir chevelu. Ils sont destinés à absorber le sébum qui est ensuite éliminé par un brossage énergique.
Cheveux cassants et fourchus…. C’est peut-être le moment d’envisager une COUPE. Vous joignez là l’utile à l’agréable en changeant de look. N’oubliez pas que par une coupe, on peut déjà affirmer son originalité, se singulariser. Elle peut également être un signe de reconnaissance sociale..
La chevelure est des premières marques de la différence des sexes, des générations et des statuts sociaux.
